héraldisme, heraldisme, héraldique, heraldique, art, science, blason symboles, ecu, armoiries blasons, armoiries blason, armoiries, blasons
Accueil guide de l'héraldique Produits offerts Armoriaux Dessins contact liens



. FIGURES NATURELLES ET ARTIFICIELLES
. REGLES DE L'HÉRALDIQUE - Exceptions
. BLASONNEMENT
. FIGURATION DES ARMOIRIES
. CONCLUSION
 
 
2/11

HISTORIQUE

Dans le Haut Moyen-Age, c'est-à-dire au XIe siècle, les chevaliers s'enfermèrent dans des armures. Il est communément admis que le port de ce nouvel équipement, avec un casque à visière baissée incita les combattants à vouloir se faire reconnaître au milieu des mêlées, ou se mettre en évidence dans les tournois. Le bouclier fut tout naturellement choisi pour recevoir ces marques qu'il fallut décrire selon un blasonnement précis.

Si nous connaissons bien les raisons de l'apparition des armoiries, nous devons savoir qui les portaient, étudier le choix des signes distinctifs et des couleurs, comprendre le langage attaché à cet art.
Pour être facilement et rapidement identifiés dans le tumulte des combats, les boucliers devaient présenter des couleurs vives et d'un nombre limité. Quand ces couleurs choisies furent toutes prises, on eut recours à d'autres moyens. C'est ainsi qu'apparurent les partitions, les pièces honorables, ainsi que les figures naturelles et artificielles dont la combinaison accrut les possibilités, presque à l'infini.

Décrire ces signes et couleurs portés par chacun nécessitait un langage particulier, court et précis. Il devait être compris de tous avec certitude. C'est la science du blasonnement.
Le blason étant la description d'un écu et non son dessin.

Tout héraldiste sait que ce terme provient du mot allemand blasen signifiant sonner du cor, sans doute celui qui annonçait l'engagement des chevaliers dans un tournoi, ou l'arrivée d'un inconnu au pont-levis d'un château, pour situer chaque individu grâce à son bouclier. Chacun pouvait prendre l'écu qui lui convenait pourvu qu'il n'appartînt pas déjà à une famille.

Cet art s'est donc maintenu jusqu'à nos jours, d'autant plus facilement que l'héraldique n'est nullement le signe d'une caste.
Même les serfs du Moyen-Age pouvaient posséder un blason et dans l'Armorial Général de France, dressé sous Louis XIV, il y a trois cents ans, figurent près de 120.000 noms, dont la grande majorité n'appartient pas à la noblesse. Un tiers concerne la bourgeoisie et un autre tiers les artisans.
Alors qu'ils auraient dû disparaître en même temps que les armures, ces écus sont bien vite devenus la marque de familles désireuses de perpétuer leur souvenir. Cet art permet de conserver chez tous des traditions qui incitent souvent à la quête du meilleur. C'est une partie de notre histoire.

Comme les moyens de communiquer étaient assez limités, il fallait connaître ces écus d'une manière concise et irréfutable. C'est ainsi que se mit en place un langage aux règles strictes évitant toute erreur d'interprétation. Son apparition a donné et donne encore lieu à maintes théories. Mais l'existence de ce langage fut bien réelle et nous désirons vous le faire comprendre en vous donnant les rudiments de l'Héraldique, et la signification des termes un peu particuliers de ce langage du blason.

Au chapitre utilisation du logiciel vous recevrez pour ce faire toutes les explications nécessaires pour comprendre un blason et reconstituer le dessin d'un écu dont vous trouvez la définition dans un armorial.
Vous aurez vite fait de vous apercevoir que les blasons ont en grande majorité des énoncés assez simples.
Mais il en existe de plus ésotériques, et un profane ne douterait-il pas de ses facultés s'il devait reconstituer d'emblée le dessin d'un écu ainsi blasonné :

"Écartelé aux 1 et 4, de gueules au pairle de contre-vair, aux 2 et 3, parti de sable au chef emmanché de trois pièces; sur le tout tranché d'or et de sinople, à la chantepleure de l'un en l'autre."
Notre glossaire et les dessins explicatifs qui l'accompagnent vous permettront de comprendre toutes les définitions (ou blasons) que vous pourrez rencontrer.